Courage ! Changeons !

Le monde du marketing digital est envahi par une somme de nouveaux concepts, d’analyse et d’outils pour tenter de fidéliser les clients. Tout n’est qu’illusion (ou presque). Il est temps de (re)devenir réaliste, plus intelligent et plus créatif quand on évoque cette fameuse relation client.

 

Dernière pseudo tendance : l’inbound marketing ?

Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, la technique consiste à faire venir à soi le client plutôt que d’aller le chercher par des techniques de recrutement traditionnelles. Un marketing centré sur l’utilisateur et non plus sur les obligations de l’annonceur. Intéressant sur le papier mais je n’adhère pas à ces nouveaux concepts qui n’amènent aucune preuve de leur efficacité véritable. Gardons en mémoire l’étude Bain qui reste d’actualité plus de dix ans après sa sortie en soulignant que si 80 % des directeurs marketing pensent bien faire les choses pour leurs consommateurs, ces derniers ne sont que 8 % à partager leur avis !  Et logique quand on sait que 95% des campagnes et programmes de fidélisation ne font pas l’objet d’une véritable mesure.

 

En cause, une transformation digitale pas forcément bien maîtrisée par un grand nombre d’annonceurs et d’agences. Nous sommes clairement dans un effet de mode où chaque annonceur, chaque agence veut se doter de tous les attributs digitaux (newsroom, DMP, social analyst, data scientist, etc.) sans se poser les questions fondamentales de l’évolution du rapport entre la marque et ses populations. La question de l’utilité et du service rendu aux clients, aux consommateurs doit être aujourd’hui la base de nos réflexions ; et si on additionne ces dernières à toutes les analyses et aux outils digitaux, les marques ont la capacité de (re)conquérir durablement et intelligemment les clients. 

Les marques ne peuvent donc plus être de simples émettrices si elles veulent durer chez leurs clients.

 

Le (très) court terme ne laisse plus aux entreprises le temps de faire une erreur, encore moins de la rattraper.

A cela s’ajoute une accélération temporelle à laquelle se soumet notre ère économique ; où le gain doit être immédiat et où l’unité de temps est le (très) court terme ne laisse plus aux entreprises le temps de faire une erreur, encore moins de la rattraper. Comment devons nous nous adapter à ce court terme alors que le marketing reste majoritairement sur des cycles longs et adaptés à la vie des produits et non à la vie des consommateurs ?  Il est vraiment temps d’agir et de penser autrement. J’ai rejoint WNP car ce projet d’intégration entre disciplines (publicité, digital, social, CRM) permet une réactivité qui n’existe pas dans d’autres structures. Il remet au centre de notre organisation, l’importance du conseil à l’heure où de nombreuses agences deviennent des agences de « commodity » et d’exécution et où la rémunération du conseil est en déclin permanent.

La richesse de nos expériences et le pluriculturalisme constitue la principale valeur ajoutée de WNP. A laquelle il faut rajouter une posture media neutral sur les choix technologiques qui nous laissent libre de concevoir ce qu’il y a de plus pertinent. Et de plus créatif aussi. La création doit être réinventée dans sa construction comme dans ses modes de production. Appuyons nous sur la data et les nouveaux outils pour retrouver de l’audace et de l’impertinence si chère à nos consommateurs. Osons !! le client n’attendra pas !!

 

Stéphane Raoul

Senior Partner / WNP Cross Canal et Digital

Image issue du film Logorama By H5 (François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain)
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